L’association pour l’honneur du colonel Argoud

Remise armes harkis

Nous sommes une association régie par la loi du 1er avril 1901
L’Association a pour but de défendre, par tous les moyens légaux, la mémoire et l’honneur du colonel Argoud.
Elle fera œuvre historique relativement à toute la période où le colonel Argoud a agi en qualité d’acteur et en témoin de l’histoire.
Elle agira ou fera agir en justice et devant les media pour faire respecter les lois d’amnistie et de réparation successivement adoptées par le Parlement en 1964, 1966, 1968, 1982 et en 2005.
Le siège social de l’Association est fixé : 2, place Masaryk, à Darney (88260).
Adhérer à notre association
– Sympathisant :
Envoyez un message électronique avec pour objet « sympathisant », mentionnant vos nom prénom adresse et adresse électronique à contact@colonel-argoud.com
– Membre :
Envoyez un chèque de 10 euros (au moins 25 euros pour les membres bienfaiteurs) au siège de l’association APHCA 2 place Masaryk 88260 Darney, en indiquant vos coordonnées sans oublier votre adresse électronique.
Membres du conseil d’administration :
□        Président : Antoine Argoud, 2 place Masaryk 88260 Darney
□        Vice-Président : Philippe de Massey Domaine de la Lauzière, Route de Marseille BP10 83870 Signes
□        Vice-Président : Ali Boualem, Domaine de Beauregard, 13104 Mas Thibert
□        Secrétaire : Jean-Marie Argoud, 37 traverse de la Serviane 13012 Marseille
□        Secrétaire adjoint : Philippe Chiaverini Villa Alta Rocca 24, les terrasses de Cardo 20200 Bastia
Courriel :contact@colonel-argoud.com

10ème anniversaire de la mort du colonel Argoud : messe à Marseille

Une messe a été célébrée ce jour 10 juin 2015, à l’Eglise de la Valentine à Marseille à la mémoire du colonel Argoud, en présence d’une partie de la famille du colonel et d’une délégation de pieds noirs et amis du colonel. Cette cérémonie a été marquée par le recueillement.

Une courte allocution a été prononcée par son fils Jean-Marie au début de la messe :

Mon colonel, mon cher papa,

Nous sommes aujourd’hui réunis en présence de vos amis qui sont venus s’unir par la prière aux membres de votre famille pour assister au saint sacrifice de la messe à l’occasion du onzième anniversaire de votre rappel à Dieu.

L’enfant que j’étais n’a jamais connu le colonel que vos amis viennent honorer de leur présence. Je vous ai toujours, il est vrai, entendu appeler mon colonel, avec respect, même par vos adversaires d’alors. Ce n’est qu’avec le temps, que j’ai découvert petit à petit les ressorts de cette amitié, les qualités de l’officier chrétien que vous avez été.

Je souhaite ici rendre hommage à certains traits de cet officier chrétien.

Officier chrétien. L’expression peut paraître anodine et trouver son origine même dans les Evangiles qui font une place à des centurions romains à deux reprises : la première lorsque qu’un centurion demande à Jésus de guérir son serviteur, nous gardons d’ailleurs de ce passage l’acte de foi que nous récitons à la consécration (Marc 8,5-13), et la seconde lorsqu’au pied de la croix, voyant ce qui s’était passé un centurion rendait gloire à Dieu en disant « sûrement cet homme était juste » (Luc 23,47)

Mais, en réalité, rien n’est noble par principe dans le métier exercé par le centurion : il est l’occupant, l’envahisseur, l’exécuteur des œuvres de César. Les évangiles commencent d’ailleurs avec les massacres des Saints innocents ordonnés par Hérode, dont on peut certainement supposer qu’ils ont été exécutés par des soldats. Le centurion au pied de la croix, représente évidemment l’autorité sur les soldats qui ont fait subir à Jésus sa passion, sa crucifixion. Le soldat, l’officier qui lui donne ses ordres fait la guerre.

 

 

Mais Jésus ne condamne pourtant pas celui qui exerce cet office : ni le soldat ni le centurion. D’abord servir César, n’est pas en soi honteux ou contraire à l’état de chrétien. Au contraire, il faut rendre à César ce qui est à César. Ensuite Jésus rend hommage en personne au premier centurion de l’Evangile « je vous le déclare même en Israël je n’ai pas trouvé une telle foi » (Luc 7,9) ; l’évangile de Luc rend hommage au second centurion en relatant sa conversion au pied de la croix.

Enfin si Jésus est annoncé dans l’Ancien Testament comme le Prince de la Paix (Esaïe 9,6), la paix éternelle, il se décrit lui même notre vie terrestre comme celui qui est « venu mettre la division » : « Ne croyez que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix mais l’épée ».

 

Les théologiens s’appuyant sur ces textes, et sur bien d’autres, ont ainsi bâti une théorie de la guerre juste. Ainsi lorsque ses critères étaient remplis – il était aisé ou du moins confortable de le présumer lorsque l’on était officier de l’armée française au XXème siècle – les militaires français, les officiers français pouvaient avoir tendance à idéaliser leur état comme les mettant au service d’une cause juste, par nature, pour laquelle le sacrifice de leur vie était en principe consenti. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime (Jean-15-13). Nombre d’officiers, de soldats autour de vous se considéraient ainsi comme des justes et comme des officiers chrétiens par le seul fait qu’ils obéissaient aux ordres, parfois au péril de leur vie. Certains, en tiraient même orgueil.

 

Vous avez fait tout autrement. Vous avez eu le mérite de remettre en cause les actes de vos pairs lorsqu’ils étaient injustes. Les auteurs anciens, Suarez notamment, ont fourni la matière à la réflexion qui vous a permis de déterminer un ordre de conduite qui visait à accomplir votre mission de guerre dans des conditions compatibles, selon vos propres termes, avec les exigences de la conscience chrétienne. Vous vous êtes attaché dans ce travail intellectuel d’abord, puis dans la mise en œuvre opérationnelle ensuite, à cultiver la justice non comme un idéal – c’est-à-dire non comme une idée par nature d’atteinte – mais comme une vertu : c’est-à-dire un état vers lequel doit tendre concrètement tout acte posé par l’officier que vous étiez ou par ceux qui obéissaient à vos ordres.

Cet amour de la justice qui vous habitait, la force et le désintéressement avec lesquels vous vous êtes attaché à pratiquer cette vertu tout en remplissant votre mission avec efficacité vous ont fait surnommer par vos officiers le petit prince.

 

Cette vertu de justice vous a conduit a désobéir à César quand César a lui-même trahi Rome. J’ai le souvenir, enfant, de vous avoir entendu répéter à de multiples reprises que vous regrettiez de ne pas avoir réussi, singulièrement de ne pas avoir réussi à tuer ce César : le général De Gaulle dont vous pensiez que la disparition aurait suffi à faire basculer le régime et à éviter les centaines de milliers de victimes causées par l’abandon de nos départements français d’Algérie. J’ai grandi bercé par vos déclarations de haine à l’encontre du responsable de tant de maux. Vous n’hésitiez pas à dire que ce sentiment n’était sans doute pas chrétien, mais que le caractère exceptionnellement grave du Mal causé par le personnage dépassait vos capacités de lutte contre votre sentiment intime.

Vous avez gagné ce combat. Un jour, quelques semaines avant votre rappel à Dieu, alors que nous cheminions côte à côte à Darney votre ville natale, vous vous êtes soudain arrêté à côté de moi: « tu sais je ne ressens plus de haine ; à la place il n’y a plus qu’un immense mépris »

 

Mon colonel, mon cher papa, je finirai par ces mots en vous remerciant de l’exemple donné à votre fils en pardonnant à l’homme De Gaulle, et en reconnaissant en lui au delà de ses fautes, quelques grandes qu’elles aient pu être, la créature de Dieu, en ne conservant plus, par l’effet de votre foi et de l’amour du père, que la haine du péché.

 

 

La liberté de prier pour la mémoire du colonel Argoud

En juin dernier, les autorités tant militaires que religieuses françaises ont purement et simplement interdit qu’une messe soit dite à la mémoire du colonel Argoud.

Monseigneur Mathieu évêque du diocèse de Saint Dié a trouvé juste que comme on ne priait jamais pour personne, le curé de la paroisse ait refusé l’ouverture d’une chapelle pour qu’une messe soit dite par un autre le jour anniversaire de la mort du colonel Argoud.
Le Cardinal Barbarin nous a renvoyé poliment vers l’autorité de l’évêque du diocèse. La secrétairerie d’Etat du Vatican a répondu à notre lettre ayant informé le cardinal Paolin de cette situation. La réponse cette fois a été tout à fait franche : il nous invite à dépasser le fait qu’une messe n’ait pas été célébrée, malgré le « caractère légitime de ces prétentions juridiques » pour rester fermes dans la foi et nous bénit de grand coeur ». La délicatesse et l’honnêteté de  son éminence doivent être soulignées.

Le générale Cuche, gouverneur des Invalides maintenu à cette qualité à un plein traitement de près de 100 000 euros par an avec pour seules fonctions celles de choisir à quelle cérémonie il choisit d’assister, s’est borné à expliquer qu’il avait pris note (on ne sait pas par quelle source) que d’autres messes avaient été dites ailleurs, et a interdit qu’une messe soit dite à la mémoire du colonel Argoud dans la chapelle des Invalides. Il avait peur d’un tentative de coup de force. Le colonel aurait dit : le colonel aurait dit la soupe est bonne mon général. Je lui adresserai pour ma parer le verset du chapitre 3 de l’Apocalypse : « Je connais tes oeuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant! Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche » Gardons en mémoire la honte qui doit être attachée à cet homme.

Le ministre n’a répondu ni à la lettre de  protestation ni à la demande indemnitaire préalable nécessaire à un contentieux administratif.

Le père Minomato, à l’Ecole militaire, a seul osé prendre ses responsabilités de pasteur et accepté avec une grande gentillesse de nous dire une belle messe en septembre 2014 à la chapelle de l’Ecole militaire. La France a tremblé : nous n’étions pas vingt.

 

Le combat continue

2014 12 23 réponse vatican

Messe à la mémoire du colonel Argoud : le samedi 20 septembre 2014 à Paris

L’aumônier de l’Ecole militaire à Paris célébrera une messe à la mémoire du colonel Argoud, le samedi 20 septembre 2014 à 9h30, à la chapelle Saint Louis de l’Ecole militaire.

L’entrée se fera, sauf contre-ordre de dernière minute, par le 13 de la place Joffre.

Nous nous sommes engagés à ne faire de publicité pour cette messe ni dans les journaux et ni sur les réseaux sociaux (facebook notamment).
En revanche nous conservons toute liberté par mail ou par courrier, et sur notre site.

Venons nombreux prier à cette messe et témoigner de notre attachement à la personnalité du colonel Antoine Argoud et au repos de son âme.

Nos combats toujours en cours

Il y a maintenant un peu plus de trois ans en juin 2011, le préfet des Vosges avait interdit l’accès à la tombe du colonel Argoud, à la demande en particulier de la bien connue ligue des droits de l’homme section Toulon.
Le tribunal administratif de Nancy, saisi dans le cadre d’une procédure de référé liberté, afait obstacle à cette décision inique – hommage soit rendu au juge courageux qui a rendu cette décision car dans des cas similaires la lâcheté a souvent prévalu dans les prétoires.
Des nuées de gendarmes ont ainsi été convoquées de tout le grand-est pour garantir le déroulement de la cérémonie et éviter que celle-ci ne dégénère en guerre civile comme l’avaient annoncé nos amis d’extrême gauche. Mais le calme le plus absolu a régné. Seuls quelques habitants du cru en garderont un souvenir ému, car ces messieurs de la maréchaussée pour combattre l’ennui ont occupé leur journée en opérant force contrôles de vitesse. Les procès-verbaux d’infraction ont plu comme à Gravelotte ce jour-là à Darney.
Pour le reste, messe interdite par l’évêque, refus de droit de réponse par les médias, refus d’enregistrer les recours par le tribunal de grande instance (une requête a été renvoyée sous enveloppe avec mention au crayon de papier indiquant qu’il ne serait pas donné suite), l’injustice a été au rendez-vous.

Un association pour l’honneur du colonel Argoud a alors été créée : l’idée était alors d’obtenir une aide pour engager notamment le combat judiciaire contre de si nombreux ennemis aux moyens disproportionnés et souvent financés par les fonds publics (LDH section Toulon par exemple). Des adhésions ont été proposées depuis toute la France, certaines sont venues d’Italie. L’association compte aujourd’hui 113 membres.

Il est apparu très rapidement que le combat, s’il devait inclure la défense en justice contre les attaques les plus violentes à l’encontre de l’honneur du colonel Argoud, devait surtout et avant tout être un combat contre la désinformation et contre les mensonges tentant de salir cet honneur. Cet objectif est d’ailleurs doublement vertueux car il s’inscrit dans la continuité de la lutte menée par le colonel lui-même : selon ses propres mots le fondement de la responsabilité gaullienne et sa faute majeure dont découlent toutes les autres avec les conséquences dramatiques que l’on sait, résident dans son mensonge.
Ainsi, il est apparu vain de se disperser dans des procès longs et infructueux menés devant une juridiction, qui s’est rendue tristement célèbre par le mur des cons, et qui a coutume de débouter les plaignants de notre camp en les contraignant au paiement de montants disproportionnés au titre d’amendes ou de frais d’avocat.
L’association en a tiré deux conséquences : premièrement, il ne faut attaquer qu’à coup sûr et pour les affaires les plus importantes ; deuxièmement peu importent en réalité les cotisations des membres, l’essentiel étant d’obtenir des adhésions pour gagner le combat de la communication et de la vérité.

A ce jour, les plaintes déposées contre les médias ayant refusé d’insérer les droits de réponse en 2011 ont été suivies d’une constitution de partie civile (contre le canard enchaîné, l’AFP, le figaro, l’est républicain) qui a obligé le tribunal à ouvrir une instruction, toujours en cours.
L’idée de mener une procédure à l’encontre des mêmes organismes et à l’encontre de la LDH pour obtenir réparation de l’atteinte portée au droit d’auteur dans la reproduction d’un passage du livre du colonel lui faisant dire le contraire de ce qui est écrit, est à l’étude.

le gouverneur des Invalides interdit les prières pour le colonel : le combat continue

Défense de la mémoire du Colonel Argoud :
Le combat continue

Nouvelle attaque contre la mémoire du colonel Argoud.
Le général Cuche, gouverneur militaire des Invalides a interdit qu’une messe soit dite dans la chapelle des Invalides à l’intention du repos de l’âme du colonel Antoine Argoud, le dimanche suivant le troiième anniversaire de son rappel à Dieu.
Sans daigner s’expliquer, saisi d’une demande lui exposant de façon fort argumentée que son refus était injuste et en outre illégal, il a fait répondre en deux lignes par son chef de cabinet : 1. qu’il ne modifiait pas les termes de son refus, 2. qu’il avait appris que trois autres messes avaient été dites le 10 juin 2014.
Stupéfaction – certes ces informations étaient erronées car l’une de ces trois messes qui avaient été effectivement prévues n’avait pu avoir lieu en raison de son interdiction par l’évêque des Vosges (honte à lui également) – le général Cuche s’était cru avoir besoin pour le surplus de recourir à des services de renseignement pour enquêter sur la densité des prières qui pouvaient être dites.

L’aumônier militaire de l’Ecole militaire à Paris a accepté, en ce qui le concerne, de célébrer une messe à la mémoire du colonel Argoud, le samedi 20 septembre 2014 à 9h30. La messe aura lieu à la chapelle Saint Louis. L’entrée se fera, sauf contre-ordre de dernière minute, par le 13 de la place Joffre.
Nous nous sommes engagés à ne faire de publicité pour cette messe ni dans les journaux et ni sur les réseaux sociaux (facebook notamment). En revanche nous conservons toute liberté par mail ou par courrier.
Venons nombreux prier à cette messe et témoigner de notre attachement à la personnalité du colonel et au repos de son âme.

Il ne faut toutefois pas que la lâcheté du général Cuche reste impunie.
Un recours vient d’être adressé au nom de l’association pour l’honneur du colonel Argoud (APHCA) et des membres de la famille du colonel, au ministre de la Défense lui demandant de désavouer son agent – en réalité son laquais – préalable obligatoire à l’ouverture d’une procédure devant la juridiction administrative.

L’attitude des hiérarques du clergé français n’est hélas pas non plus très brillante. L’évêque du diocèse de Saint Dié s’est défendu en écrivant que comme on ne disait plus jamais de messe pour personne dans le village de Darney il serait créateur d’inégalité de dire une messe pour le colonel Argoud. Quel beau principe d’apostolat. Il me semble pourtant qu’il est écrit que le salut n’est pas destiné à tous et que certains resteront « là où il y a des pleurs et des grincements de dent ». Le cardinal Barbarin s’en est lavé les mains : cette question de ressortissant pas à sa juridiction. Nous attendons maintenant la réponse de Rome. Soulignons tout de même que des prêtres nous ont soutenu : ceux de la fraternité Saint Pierre qui devaient dire la messe interdite, ceux du diocèse de Marseille qui ont accueilli favorablement la même demande, et l’aumônier des invalides qui nous accueillera en septembre.

Médiathèque : conférences audio et video

Bibliothèque audio et video

Conférences données sur le colonel Argoud

Emission sur radio courtoisie en 2012  http://youtu.be/QWZzC-sTae4

Conférence au Cercle Algérianiste en 2013  http://youtu.be/a_A6iKFg9Jk

Interview au conquantenaire des rapatriés en 2102 au palais du pharo à Marseille http://www.networkvisio.com/capture-life/tv-entretien-avec-jean-marie-argoud-fils-du-colonel-antoine-arg.html?vod=5009

Interview données par le colonel Argoud

Radio : Jacques Chancel 1974    http://www.ina.fr/audio/PHD95068344

TV La Cinq : 1987  http://www.youtube.com/watch?v=GF3mGf1oCN8

pour l’honneur d’un drapeau

1/3 http://fr.gloria.tv/?media=478788
2/3 http://fr.gloria.tv/?media=478954
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