La liberté de prier pour la mémoire du colonel Argoud

En juin dernier, les autorités tant militaires que religieuses françaises ont purement et simplement interdit qu’une messe soit dite à la mémoire du colonel Argoud.

Monseigneur Mathieu évêque du diocèse de Saint Dié a trouvé juste que comme on ne priait jamais pour personne, le curé de la paroisse ait refusé l’ouverture d’une chapelle pour qu’une messe soit dite par un autre le jour anniversaire de la mort du colonel Argoud.
Le Cardinal Barbarin nous a renvoyé poliment vers l’autorité de l’évêque du diocèse. La secrétairerie d’Etat du Vatican a répondu à notre lettre ayant informé le cardinal Paolin de cette situation. La réponse cette fois a été tout à fait franche : il nous invite à dépasser le fait qu’une messe n’ait pas été célébrée, malgré le « caractère légitime de ces prétentions juridiques » pour rester fermes dans la foi et nous bénit de grand coeur ». La délicatesse et l’honnêteté de  son éminence doivent être soulignées.

Le générale Cuche, gouverneur des Invalides maintenu à cette qualité à un plein traitement de près de 100 000 euros par an avec pour seules fonctions celles de choisir à quelle cérémonie il choisit d’assister, s’est borné à expliquer qu’il avait pris note (on ne sait pas par quelle source) que d’autres messes avaient été dites ailleurs, et a interdit qu’une messe soit dite à la mémoire du colonel Argoud dans la chapelle des Invalides. Il avait peur d’un tentative de coup de force. Le colonel aurait dit : le colonel aurait dit la soupe est bonne mon général. Je lui adresserai pour ma parer le verset du chapitre 3 de l’Apocalypse : « Je connais tes oeuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant! Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche » Gardons en mémoire la honte qui doit être attachée à cet homme.

Le ministre n’a répondu ni à la lettre de  protestation ni à la demande indemnitaire préalable nécessaire à un contentieux administratif.

Le père Minomato, à l’Ecole militaire, a seul osé prendre ses responsabilités de pasteur et accepté avec une grande gentillesse de nous dire une belle messe en septembre 2014 à la chapelle de l’Ecole militaire. La France a tremblé : nous n’étions pas vingt.

Le combat continue

2014 12 23 réponse vatican

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