Qui sommes nous

Association pour l’honneur du colonel Argoud » (APHCA)

Association suivant la loi du 1er juillet 1901, publication du J0RF du 11 02 2012

L’objet déclaré de cette association est double :

  • D’effectuer toutes recherches historiques relatives aux périodes pendant lesquelles le colonel Argoud a agi en qualité d’acteur et en qualité de témoin de l’histoire : au cours de l’ensemble de sa longue et riche carrière militaire, entre 1937 et 1968.
  • De combattre les atteintes à sa mémoire et à son honneur.

Sortie de l’Ecole Polytechnique en 1937 dans la cavalerie, armée d’Afrique en Algérie, court passage dans l’armée de l’air, campagne de Tunisie, campagne de France, école de guerre, brevet technique, délégué à la conférence de Paris auprès de l’ambassade soviétique, conseiller technique du général de Lattre, conception et création du nouvel engin blindé l’EBR, conception d’un nouveau type de force « fer de lance » : la brigade Javelot, conseiller aux affaires algérienne du cabinet Chevalier du gouvernement Mendès France, campagne de Suez, théoricien de la guerre révolutionnaire, commandement du 3ème régiment de chasseurs d’Afrique en Algérie, chef d’Etat-major du corps d’armée d’Alger du général Massu, organisation de la révolte des généraux, création du second conseil national de la résistance.

Le colonel Argoud a consacré une grande partie de sa vie à la défense de son pays. Confronté au drame de l’Algérie française, il a choisi de suivre la voie que sa conscience lui indiquait comme seule conforme au respect de la parole donnée, au nom de la France.

Ce sacrifice librement consenti lui a fait prendre sa part au lourd tribut payé par ceux qui ont mené le même combat : sacrifice de sa famille, de sa carrière, de son confort. Sans compter l’immense souffrance morale liée à son impuissance à sauver ceux pour qui il s’était engagé : plus de 120 000 harkis exécutés dans des conditions atroces, près de 10 000 pieds noirs portés disparus, les autres exilés.

Son enlèvement à Munich par des Barbouzes en 1963, l’a conduit en prison où, condamné à la réclusion à perpétuité, il est resté cinq ans et demi, dont deux années au secret.

Il est sorti de prison grâce au bénéfice de la loi d’amnistie de 1968. Réintégré alors dans ses grades et décorations, les lois de 1982 et 2005 ont approfondi la « réparation» des « atteintes administratives » portées à son honneur.

Jusqu’à son décès en 2004, il a maintenu fermement ses convictions en la légitimité et la justice de son engagement. Il a eu l’occasion d’en témoigner dans un livre écrit en 1974 ou, par exemple, dans diverses émissions de radio ou de télévision. Jamais alors ses contradicteurs, opposants ou ennemis, parfois farouches, n’ont remis en cause son honneur. Ainsi, le député Jean-Pierre Soissons interrompt les débats à l’Assemblée Nationale le lendemain de son décès pour lui rendre un hommage public « L’armée l’avait surnommé le « Petit Prince ». (…) Je voudrais, aujourd’hui, en votre nom à tous, avoir une pensée pour le très grand soldat qu’il fut. »

Malheureusement, depuis son décès et de façon très récente, des attaques virulentes ont été portées contre la mémoire et l’honneur du colonel, par des personnes privées et par des autorités publiques, d’une génération beaucoup plus jeune que celle des ennemis d’hier.

Le préfet des Vosges et le maire de son village ont ainsi interdit l’accès à sa tombe, à sa famille et à ses amis, estimant que l’idée d’une cérémonie privée en son honneur constituait une telle indignité qu’elle justifiait de porter atteinte au plus élémentaire droit au respect des morts. Un recours en urgence devant le tribunal administratif a pu faire obstacle à ces menées.

Mais, dans le même temps, des calomnies sur fond de citations tronquées du livre du colonel ont été répandues dans la presse, sur internet. Des pressions ont aussi été exercées, pression sur le diocèse pour faire interdire la messe de commémoration telle qu’elle était prévue. Les droits de réponse ont été refusés par les medias. Les plaintes classées sans suite.

Au cours de la même période, la plus haute juridiction administrative a validé le jugement d’un tribunal ayant estimé que les agissements de l’OAS, bien qu’amnistiés n’en demeuraient pas moins inacceptables. Feu les lois d’amnistie et de réparation. Faut-il rappeler que tous ont été réintégrés dans leurs grades et décorations et notamment dans l’ordre de la légion d’honneur ?

Pour réagir, l’idée a été de créer une association pour combattre sur deux fronts.

Colonel ARGOUDIl s’agit d’une part d’organiser, de financer les actions en justice contre ces véritables profanations de la mémoire du colonel ainsi que de ceux pour qui et avec qui il a lutté. Le nombre d’adhérents apportera, en effet, à la fois la légitimité de la défense menée par un cercle plus large que celui de la stricte famille et, les cotisations, les moyens matériels de mener les procédures, dans lesquelles des obstacles financiers nous sont le plus souvent opposés.

Il ne s’agit pas aujourd’hui de demander aux autorités de l’Etat, juges ou administration, de prendre un parti sur l’histoire mais, au contraire, de leur demander de ne pas prendre parti.

Rappelons que l’action du colonel Argoud en Algérie n’était ni partisane ni confessionnelle. A ses côtés, à la tête du CNR, se trouvaient Jacques Soustelle et Georges Bidault, successeur de Jean Moulin à la tête du premier CNR en 1943.

Ces actions en justice devront permettre, sinon de gagner tel ou tel procès, du moins de mettre un coup d’arrêt aux atteintes très sérieuses portées, par des autorités publiques ou avec leur complicité, à la mémoire du colonel et à son honneur.

Il s’agit, par ailleurs, de créer une structure capable d’accueillir des recherches historiques ayant une valeur scientifique, dès à présent, de collecter des documents et de recueillir des témoignages qui viendront progressivement la défense sur l’autre front.

ADHEREZ !